Elections municipales 15 et 22 mars 2026

Tranquillité publique, incivilités et sécurité

UN MAIRE PLEINEMENT DANS SON RÔLE

Le maire et ses adjoints sont officiers de police judiciaire (OPJ). Cela signifie que leur action s’exerce sous l’autorité du procureur de la République et dans la limite du territoire communal.
Ces prérogatives permettent d’agir concrètement pour prévenir les troubles à l’ordre public, rétablir le dialogue social, et renforcer la tranquillité publique.
En lien avec le procureur de la République le maire peut procéder à différentes actions.

1-Rappel à l’ordre (article l .2122- 18 du code général des collectivités)

Objectif :

Réagir rapidement à un comportement inapproprié pour prévenir sa répétition, réaffirmer l’autorité du maire tout en maintenant le dialogue.

Quand l’utiliser ?

Faits susceptibles de porter atteinte au bon ordre, à la sûreté à la sécurité ou à la salubrité publiques :

  • incivilité mineure, conflit de voisinage
  • absence répétée à l’école
  • petites atteintes à la propriété publique
  • comportement perturbateur de mineurs

Etape clé :

 1-Convocation en mairie ou entretien direct avec l’auteur.

2- Rappels verbaux ou écrit des règles et des conséquences

3- Si l’auteur est un mineur entretient en présence des parents ou responsables légaux.

2 – Transaction municipale (article 44- un et suivant du code de procédure pénale)

Objectif:

Permettre la réparation directe d’un dommage causé à la commune sans procédure judiciaire lourde en concertation avec le procureur ou le délégué du procureur

 
 Quand l’utiliser ?
 
  • Destruction et dégradations légères sur un bien communal
  • Abandon de déchets dépôts sauvages
  • Petits dommages dans la commune supporte le coût (ne s’applique qu’à des contraventions faits mineurs)

Etapes clés:

1 -Constater les faits et évaluer le préjudice

2 – Proposer à l’auteur une transaction:

  • réparation financière (homologation par le procureur)
  • travail non rémunéré au profit de la commune (max 30 h homologation judiciaire obligatoire)
  • suivre l’exécution et informer le parquet

3 – Conseil pour les droits et devoirs des familles CDDF (article L.141- 1 du code de l’action sociale et des familles)

Objectif:

Accompagner les familles en difficultés éducatives avant que la situation ne devienne préoccupante.

Quand l’utiliser ?

En pratique ce conseil se réunit pour entendre une famille la formule de ses droits et devoirs envers l’enfant et lui adresser des recommandations pour prévenir des comportements susceptibles de mettre l’enfant en danger ou de causer des troubles pour autrui. Le CDDF n’est pas une instance de sanction.

Quelles situations ?

  • Mineurs en voie de déscolarisation
  • Problèmes récurrents de comportement
  • Tensions familiales ayant un impact sur la vie locale

 

Etapes clés :

  1. Constituer le CDDF (maire, partenaires sociaux, éducatifs police municipale, association)
  2. Convocation de la famille pour:

– rappeler ses droits et devoirs
– proposer un accompagnement parental et éducatif
– suivi régulier des engagements pris en favorisant la coordination entre les acteurs locaux (école, services sociaux, police

4 – Arrêtés municipaux (article L2212-1 et L2212-2 du Code général des collectivités territoriales

Objectif:

L’arrêté municipal permet au maire d’exercer ses pouvoirs de police administrative pour garantir la sécurité, la tranquillité et la salubrité publiques.
C’est un outil concret pour répondre à des situations locales, protéger le cadre de vie et prévenir les troubles, tout en respectant un cadre légal strict.

Quand et pourquoi l’utiliser ?

  • Pour encadrer des comportements ou usages générants des nuisances (bruit, occupation de l’espace public, circulation, propreté…).
  • Pour prévenir un trouble à l’ordre public identifié localement.
  • Lorsque la prévention seule ne suffit plus et qu’un cadre réglementaire devient nécessaire.

 

L’arrêté municipal doit respecter plusieurs principes juridiques essentiels :

  • Nécessité : il doit répondre à une situation réelle et démontrée.
  • Proportionnalité : la mesure ne doit pas aller au-delà de ce qui est nécessaire (principe issu de la jurisprudence administrative).
  • Adaptation dans le temps et l’espace : les interdictions générales, permanentes ou trop larges sont souvent annulées.
  • Respect des libertés publiques : circulation, commerce, réunion, etc.

 

Les étapes clés

  • Identification du besoin à partir des remontées terrain et analyse juridique.
  • Rédaction motivée (faits précis, objectifs, durée et périmètre clairement définis).
  • Signature par le maire et publication officielle pour entrée en vigueur.
  • Transmission au préfet dans le cadre du contrôle de légalité (possibilité de recours devant le tribunal administratif).
  • Suivi, évaluation et ajustement si nécessaire.

NOTRE ENGAGEMENT

La fermeté est nécessaire face aux incivilités, mais elle n’a de sens que si elle s’appuie sur une véritable prévention.
Prévenir, détecter tôt les situations fragiles et accompagner les jeunes et les familles permet d’agir avant que les difficultés ne s’installent.
Des règles claires, une présence municipale renforcée et une action équilibrée contribuent à protéger durablement le cadre de vie.

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